
"Quand l’amitié devient une obsession. Inspirée par le cinéma psychédélique de L’Enfer de Clouzot et le sentiment de saudade, cette installation vidéo explore la frontière fragile entre l'attachement intense et la peur irrationnelle de l'abandon. Un récit visuel et sonore viscéral sur l'anxiété de la perte et les cycles de nos relations.

LES COPAINS, JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS
Court métrage / Installation Vidéo (2023)
AVEC : Nicolas Delille, Lucas Digiulio, Sakina Bourgain
Ce projet est né d'un retour aux sources : la vidéo. C'est une plongée directe dans une zone d'ombre personnelle, celle de mon rapport intense, parfois possessif, à l'amitié, et de cette anxiété profonde face à la possibilité de perdre ceux qui m'entourent.
Visuellement, le projet s’articule comme une tension qui grimpe. On commence par une situation sous contrôle, qui glisse lentement vers une peur irrationnelle de l'abandon, jusqu'à conduire à l'exclusion. Les couleurs saturées et les effets accentuent le côté psychédélique et étouffant de cette pensée. L'œuvre fait autant écho au chef-d'œuvre inachevé de Clouzot qu'à l'iconographie classique de Raphaël.
Une trilogie sur l'amitié La bande-son, que j'ai entièrement composée, se clôt sur une réplique samplée de Chantons sous la pluie : « Nous devrions être follement heureux, mais le sommes-nous ? Non. »
Cette vidéo marque le centre d'un cycle créatif majeur de mon parcours, une trilogie explorant les liens humains sous toutes leurs formes : de la spontanéité brute de VloF. (2022) , jusqu'à sa conclusion picturale avec mon huile sur toile Le Cara est plus doux que le sang (2023).

